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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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28 septembre 2016
Mercredi, 26ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : vert]
S. Venceslas, martyr S. Laurent Ruiz et ses compagnons, martyrs

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Mémoire facultative
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Hymne : Dieu que nul œil de créature

Dieu que nul oeil de créature
N'a jamais vu,
Nulle pensée jamais conçu,
Nulle parole ne peut dire,
C'est notre nuit qui t'a reçu :
Fais que son voile se déchire.

Fais que tressaille son silence
Sous ton Esprit ;
Dieu, fais en nous ce que tu dis,
Et les aveugles de naissance
Verront enfin le jour promis
Depuis la mort de ta semence.

Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse :
Tu as frayé le beau tournant,
Où tout au monde n'est que grâce.

Dans le secret, tu nous prépares,
Ce qui pourra
Tenir ton jour quand tu viendras ;
C'est là, dans l'ombre de ta gloire.
Que ta clarté filtre déjà,
Et nous entrons dans ton histoire.

Sème les mots qui donnent vie,
Nous te dirons ;
Regarde-nous. et nous verrons ;
Entends Jésus qui te supplie.
Au dernier pas de création,
Viens faire l'homme eucharistie!

Antienne

Nous aussi, nous souffrons, attendant la rédemption de notre corps.

Psaume 38 - I

2J'ai dit : « Je garderai mon chemin
sans laisser ma langue s'égarer ;
je garderai un bâillon sur ma bouche,
tant que l'impie se tiendra devant moi. »

3Je suis resté muet, silencieux ;
je me taisais, mais sans profit. *
Mon tourment s'exaspérait,
4mon coeur brûlait en moi.
Quand j'y pensais, je m'enflammais,
et j'ai laissé parler ma langue.

5Seigneur, fais-moi connaître ma fin,
quel est le nombre de mes jours :
je connaîtrai combien je suis fragile.
6Vois le peu de jours que tu m'accordes :
ma durée n'est rien devant toi.

L'homme ici-bas n'est qu'un souffle ;
7il va, il vient, il n'est qu'une image.
Rien qu'un souffle, tous ses tracas ;
il amasse, mais qui recueillera ?

Antienne

Écoute ma prière, Seigneur !

Psaume 38 - II

8Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ?
Elle est en toi, mon espérance.
9Délivre-moi de tous mes péchés,
épargne-moi les injures des fous.

10Je me suis tu, je n'ouvre pas la bouche,
car c'est toi qui es à l'oeuvre.
11Éloigne de moi tes coups :
je succombe sous ta main qui me frappe.

12Tu redresses l'homme en corrigeant sa faute, +
tu ronges comme un ver son désir ; *
l'homme n'est qu'un souffle.

13Entends ma prière, Seigneur, écoute mon cri ;
ne reste pas sourd à mes pleurs.
Je ne suis qu'un hôte chez toi,
un passant, comme tous mes pères.

14Détourne de moi tes yeux, que je respire
avant que je m'en aille et ne sois plus.

Antienne

Pour l'éternité, j'espère en ta miséricorde.

Psaume 51

3Pourquoi te glorifier du mal,
toi, l’homme fort ? *
Chaque jour, Dieu est fidèle.

4De ta langue affilée comme un rasoir,
tu prépares le crime, *
fourbe que tu es !

5Tu aimes le mal plus que le bien,
et plus que la vérité, le mensonge ; *
6tu aimes les paroles qui tuent,
langue perverse.

7Mais Dieu va te ruiner pour toujours,
t’écraser, t’arracher de ta demeure, *
t’extirper de la terre des vivants.

8Les justes verront, ils craindront,
ils riront de toi : +
9« Le voilà donc cet homme
qui n’a pas mis sa force en Dieu ! *
Il comptait sur ses grandes richesses,
il se faisait fort de son crime ! »

10Pour moi, comme un bel olivier
dans la maison de Dieu, *
je compte sur la fidélité de mon Dieu,
sans fin, à jamais !

11Sans fin, je veux te rendre grâce,
car tu as agi. *
J’espère en ton nom devant ceux qui t’aiment :
oui, il est bon !
V/ Mon âme attend le Seigneur.
Je suis sûr de sa parole.

Lecture : Travailler à votre salut (Ph 2, 12-30)




R/ Source de lumière dans le monde,
celui qui porte la parole de vie.

Il n'a point de part aux ténèbres,
sa lumière est bonté, justice, vérité.

Il entrera dans le Royaume éternel
de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.

DE LA LETTRE DE SAINT POLYCARPE AUX PHILIPPIENS

Appel à la persévérance

Je vous demande à tous d’obéir à la parole de justice et de persévérer dans la parfaite patience que vous avez vue de vos yeux non seulement chez les bienheureux Ignace, Zosime et Rufus, mais aussi chez d’autres qui étaient de chez vous, et chez Paul lui-même et les autres apôtres ; soyez persuadés que tous ceux-là n’ont pas couru pour rien, mais dans la foi et la justice, et qu’ils sont dans le lieu qui leur était dû, auprès du Seigneur dont ils ont partagé la passion. Ils n’ont pas aimé le monde présent, mais celui qui est mort pour nous et que Dieu a ressuscité à cause de nous.

Demeurez donc dans ces convictions, et suivez l’exemple du Seigneur, fermes et inébranlables dans la foi, aimant vos frères, vous aimant les uns les autres, unis dans la vérité, vous attendant les uns les autres dans la douceur du Seigneur, ne méprisant personne. Quand vous pouvez faire le bien, ne tardez pas, car l’aumône délivre de la mort. Soyez tous soumis les uns aux autres ; ayez au milieu des païens une conduite excellente pour que vos bonnes œuvres vous attirent la louange et que le Seigneur ne soit pas blasphémé à cause de vous. Malheureux celui qui fait blasphémer le nom du Seigneur. Enseignez à tous la discrétion dans laquelle vous vivez vous-mêmes.

J’ai ressenti une grande tristesse au sujet de Valens, qui avait été quelque temps presbytre chez vous, de ce qu’il ait méconnu ainsi la charge qui lui avait été confiée. Je vous avertis donc d’éviter l’amour de l’argent, d’être chastes et sincères. Évitez tout ce qui est mauvais. Celui qui ne peut se diriger lui-même en cela, comment peut-il y exhorter autrui ? Si quelqu’un n’évite pas l’amour de l’argent, il sera souillé par l’idolâtrie et sera jugé avec les païens qui ignorent le jugement du Seigneur. Ne savons-nous pas que les saints jugeront le monde, comme l’enseigne Paul ?

Pour moi, je n’ai rien constaté ni entendu dire de tel à votre sujet, vous chez qui a travaillé saint Paul et dont il fait l’éloge au début de sa lettre. En effet, il se glorifie de vous devant toutes les Églises qui étaient alors les seules à connaître Dieu, tandis que nous-mêmes ne le connaissions pas encore. Ainsi donc, mes frères, j’éprouve une grande tristesse pour lui et pour son épouse. Que Dieu leur donne de se convertir vraiment. Soyez donc très réservés vous-mêmes sur ce point, et ne les considérez pas comme des ennemis, mais rappelez-les comme des membres souffrants et égarés, pour sauver tout le corps que vous formez. En agissant ainsi, vous faites grandir l’édifice que vous êtes vous-mêmes.



R/Cherchons à plaire à Dieu
qui éprouve nos coeurs.

Frères aimés de Dieu, vous êtes ses élus :
chez vous l'Évangile s'est accompagné
d'oeuvres de puissance.

Vous attendez son Fils qui viendra des cieux,
Jésus, qui nous délivre de la colère à venir.

Oraison

Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi ; sans toi, rien n'est fort et rien n'est saint : multiplie pour nous tes gestes de miséricordes afin que, sous ta conduite, en faisant un usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent.