logo de l'association épiscopale liturgique pour les pays francophones
A- A A+

Liturgie des Heures - Office des Lectures

Accueil » Lectures


29 août 2014
Vendredi, 21ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Rouge]
Martyre de S. Jean Baptiste

Couleur liturgique du jour : Rouge.

Couleur liturgique qui évoque le sang ou le feu. Elle est utilisée le dimanche des Rameaux, le Ven­dredi saint, le jour de la Pentecôte et aux messes en l’honneur du Saint-Esprit, en la fête de la sainte Croix, aux fêtes des Apôtres et évangélistes, et aux fêtes des saints martyrs.


  Cliquez pour en savoir plus.
Mémoire
  • > Aujourd'hui
  • > Dimanche prochain
  • > Autre date
Calendrier liturgique catholique romain.
Recevez chaque matin par email les lectures du jour :

Hymne : Prophète du Très-Haut

Prophète du Très-Haut,
Tu n'es pas la Lumière
Mais son témoin.
Avant même de naître,
Tu la révèles :
Joie sans parole !

Tu cries dans le désert,
Tout un peuple se lève
Vers le Jourdain ;
Ton baptême réveille
La soif d'eau vive :
Proche est la Source !

Voici l'Agneau de Dieu,
Tes disciples le suivent,
Tu restes là ;
Mais ton âme jubile
Quand ils l'écoutent :
Noces du Verbe !

Plus libre que les rois,
Tu contestes ce monde
Sans infini.
Ton martyre dans l'ombre
Prévient l'aurore :
Christ est lumière !

Antienne

Lève-toi, Seigneur ! Viens à mon aide.

Psaume : (34 - I)

1Accuse, Seigneur, ceux qui m'accusent,
attaque ceux qui m'attaquent. *
2Prends une armure, un bouclier,
lève-toi pour me défendre.

3Parle et dis-moi :
« Je suis ton salut. »
9Pour moi, le Seigneur sera ma joie, *
et son salut, mon allégresse !

10De tout mon être, je dirai :
« Qui est comme toi, Seigneur, *
pour arracher un pauvre à plus fort que lui,
un pauvre, un malheureux, à qui le dépouille. »

Antienne

Tire-moi de ce désastre, Seigneur !

Psaume 34 - II

11Des témoins injustes se lèvent,
des inconnus m'interrogent. *
12On me rend le mal pour le bien :
je suis un homme isolé.

13Quand ils étaient malades,
je m'habillais d'un sac, +
je m'épuisais à jeûner ; *
sans cesse, revenait ma prière.

14Comme pour un frère, un ami,
j'allais et venais ; *
comme en deuil de ma mère,
j'étais sombre et prostré.

15Si je faiblis, on rit, on s'attroupe, +
des misérables s'attroupent contre moi : *
des gens inconnus
qui déchirent à grands cris.

16Ils blasphèment, ils me couvrent de sarcasmes, *
grinçant des dents contre moi.

Antienne

Tout le jour, je me redirai ta justice.

Psaume 34 - III

17Comment peux-tu voir cela, Seigneur ? *
Tire ma vie de ce désastre, délivre-moi de ces fauves.

18Je te rendrai grâce dans la grande assemblée, *
avec un peuple nombreux, je te louerai.

19Qu'ils n'aient plus à rire de moi,
ceux qui me haïssent injustement ! *
Et ceux qui me détestent sans raison,
qu'ils cessent leurs clins d'oeil !

22Tu as vu, Seigneur, sors de ton silence !
Seigneur, ne sois pas loin de moi !
23Réveille-toi, lève-toi, Seigneur mon Dieu,
pour défendre et juger ma cause !

27A ceux qui voulaient pour moi la justice,
rires et cris de joie ! *
Ils diront sans fin : « Le Seigneur triomphe,
lui qui veut le bien de son serviteur. »

28Moi, je redirai ta justice *
et chaque jour ta louange.
V/ Mon fils, garde mes paroles,
garde mes préceptes et tu vivras.

Lecture : Menaces de dévastation (Jr 4, 5-8.13-28)



HOMÉLIE DE S. BÈDE LE VÉNÉRABLE

Le saint précurseur de la naissance, de la prédication et de la mort du Seigneur a montré (au moment de sa mort) un courage digne d'attirer les regards de Dieu. Comme le dit l'Écriture : Aux yeux des hommes, il subissait un châtiment, mais par son espérance il avait déjà l'immortalité. Nous avons raison de célébrer avec joie la naissance au ciel de celui qui a rendu lui-même ce jour solennel par sa propre passion en l'illustrant par la pourpre de son sang ; et nous vénérons dans la joie spirituelle la mémoire de cet homme qui a scellé par le sceau de son martyre le témoignage qu'il rendait au Seigneur.

Il n'y a en effet aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu'il précédait par son témoignage, et que c'est pour lui qu'il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c'est cependant pour le Christ qu'il est mort. Le Christ lui-même a dit, en effet : Je suis la vérité. Puisque c'est pour la vérité qu'il a répandu son sang, c'est donc bien pour le Christ. Jean avait témoigné en naissant que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher : en baptisant, qu'il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi souffrir. ~

Cet homme si grand parvint donc au terme de sa vie par l'effusion de son sang, après une longue et pénible captivité. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d'une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. ~ Par son propre sang est baptisé celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, d'entendre la voix du Père s'adresser au Christ, et de voir descendre sur lui la grâce du Saint-Esprit. Mais il n'était pas pénible à des hommes tels que lui, bien plus, il leur semblait léger et désirable d'endurer pour la vérité des tourments temporels qui laissaient entrevoir la récompense de joies éternelles. Préférant la mort qui de toute façon était naturellement inévitable, ils choisissaient de l'accepter en confessant le nom du Christ ; ils recevaient ainsi la palme de la vie éternelle. L'Apôtre l'a bien dit : Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. Et s'il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c'est parce que, comme il le dit ailleurs : Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.


R/
bTous ceux qui veulent plaire à Dieu
bconnaîtront la souffrance.

bNous nous affirmons en tout
bcomme des ministres de Dieu,
bconstants dans les tribulations,
bles détresses, les angoisses.

bOn nous tient pour affligés,
bet nous sommes toujours joyeux,
bpour gens qui n'ont rien,
bet nous possédons tout.

bReste fidèle jusqu'à la mort, dit le Seigneur,
bet je te donnerai la couronne de vie.

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, que saint Jean Baptiste soit le précurseur de ton Fils dans sa naissance et dans sa mort ; il a donné sa vie pour la justice et la vérité ; accorde-nous de savoir, comme lui, nous dépenser avec courage au service de ta Parole.