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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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23 octobre 2014
Jeudi, 29ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Vert]
S. Jean de Capistran, prêtre

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Mémoire facultative
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Hymne : En toute vie le silence dit Dieu

En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !

Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ?
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.

Il suffit d'être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.

Car vous avez l'hiver et le printemps,
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées.

Arbres humains, jouez de vos oiseaux,
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ;
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.

Antienne

Ta parole, Seigneur, protège ton fidèle.

Psaume : (17 - IV)

31Ce Dieu a des chemins sans reproche, +
la parole du Seigneur est sans alliage,
il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.

32Qui est Dieu, hormis le Seigneur ?
le Rocher, sinon notre Dieu ?
33C'est le Dieu qui m'emplit de vaillance
et m'indique un chemin sans reproche.

34Il me donne l'agilité du chamois,
il me tient debout sur les hauteurs,
35il exerce mes mains à combattre
et mon bras, à tendre l'arc.

Antienne

Pour le combat, tu m'emplis de vaillance.

Psaume 17 - V

36Par ton bouclier tu m'assures la victoire,
ta droite me soutient, ta patience m'élève.
37C'est toi qui allonges ma foulée
sans que faiblissent mes chevilles.

38Je poursuis mes ennemis, je les rejoins,
je ne reviens qu'après leur défaite ;
39je les abats : ils ne pourront se relever ;
ils tombent : les voilà sous mes pieds.

40Pour le combat tu m'emplis de vaillance ;
devant moi tu fais plier mes agresseurs.
41Tu me livres des ennemis en déroute ;
j'anéantis mes adversaires.

42Ils appellent ? pas de sauveur !
le Seigneur ? pas de réponse !
43J'en fais de la poussière pour le vent,
de la boue qu'on enlève des rues.

44Tu me libères des querelles du peuple,
tu me places à la tête des nations.
Un peuple d'inconnus m'est asservi :
45au premier mot, ils m'obéissent.

Ces fils d'étrangers se soumettent ; +
46ces fils d'étrangers capitulent :
en tremblant ils quittent leurs bastions.

Antienne

Vive le Seigneur ! Béni soit le Dieu de ma victoire !

Psaume 17 - VI

47Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu'il triomphe, le Dieu de ma victoire,
48ce Dieu qui m'accorde la revanche,
qui soumet à mon pouvoir les nations !

49Tu me délivres de tous mes ennemis, +
tu me fais triompher de l'agresseur,
tu m'arraches à la violence de l'homme.

50Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples,
Seigneur, je fêterai ton nom.
51Il donne à son roi de grandes victoires, *
il se montre fidèle à son messie,
à David et sa descendance, pour toujours.
V/ Ouvre mes yeux à tes merveilles,
aux splendeurs de ta loi.

Lecture : Après le banquet d'Esther, Haman est pendu (Est 5, 1-5; 7, 1-10)



LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE

« Nous ne savons que demander... » 

Peut-être allez-vous chercher pourquoi l'Apôtre a dit : Nous ne savons pas ce que nous devons demander pour prier comme il faut ? En effet, nous ne pouvons aucunement croire que lui-même ou ceux à qui il parlait ainsi ne connaissaient pas la prière du Seigneur. ~

L'Apôtre a montré qu'il ignorait, lui aussi, à quoi servent nos épreuves, car peut-être ne savait-il pas ce qu'il devait demander pour prier comme il faut, lorsque lui fut infligée une écharde dans sa chair, un envoyé de Satan pour le gifler, afin de lui éviter tout orgueil dans ses révélations exceptionnelles. À cause de cela, il a demandé trois fois au Seigneur d'écarter de lui cette épreuve : il ignorait évidemment ce qu'il fallait demander pour prier comme il faut. Finalement, il entendit la réponse de Dieu expliquant pourquoi la prière d'un tel homme n'obtenait pas de résultat, et pourquoi le résultat n'en aurait pas été avantageux : Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.

C'est donc dans ces épreuves qui peuvent nous être soit utiles soit nuisibles que nous ne savons pas, ce que nous devons demander, pour prier comme il faut. Cependant, parce qu'elles sont dures, pénibles, contraires au sentiment naturel de notre faiblesse, par un mouvement de volonté qui est commun à tous les hommes, nous prions pour qu'elles soient écartées. Mais si Dieu ne le fait pas, nous devons lui être assez attachés pour comprendre qu'il ne nous délaisse pas ; bien plus, nous devons espérer recevoir des biens plus grands pour cette religieuse acceptation de nos maux. Car c'est ainsi que la puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. ~ De telles paroles ont été écrites pour qu'on ne tire pas vanité de ce qu'on a été exaucé : peut-être avait-on demandé avec impatience quelque chose qu'il aurait mieux valu ne pas obtenir ? Et il faut pas non plus se décourager et désespérer de la pitié divine, si l'on n'est pas exaucé : car peut-être demandait-on quelque chose dont la possession apporterait une épreuve encore plus cruelle, ou bien qui amènerait, avec prospérité, la corruption et la ruine définitive ? Dans de tels cas, nous ne savons donc pas ce qu'il faut demander pour prier comme il faut.

Par conséquent, si ce qui arrive contredit notre prière, en le supportant patiemment et en rendant grâce pour tout, nous ne devons aucunement douter que ce qui était conforme à la volonté de Dieu, et non à la nôtre, devait s'accomplir bien davantage. Le Médiateur nous a donné l'exemple sur ce point. Il avait dit : Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Mais, en sublimant la volonté humaine qu'il tenait de son incarnation, il ajouta aussitôt : cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. Il est donc juste que tous deviennent justes parce qu'un seul a obéi.


R/
Dieu, toi mon Dieu, je te cherche dès l'aurore !

Comment découvrir ta lumière,
où saisir un reflet de ta gloire ?

Après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Oraison

Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre : exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix.