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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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10 juillet 2014
Jeudi, 14ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : Vert]
de la férie

Couleur liturgique du jour : Vert.

Couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Église, grâce à la sève venue de Dieu.


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Hymne : Qu'il soit béni

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Ouvrez, ouvrez vos portes,
Ne fermez plus vos coeurs !
Il vient à nous sans faste,
Grandeur ni majesté,
Vêtu comme le pauvre
Dans son humilité !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Entendez-le qui parle,
Sortez tous de l'erreur !
Malheur à l'homme riche
S'il ne veut écouter
Le Christ de la Promesse
Qui vient nous racheter !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il montre à tous les humbles
La face du Sauveur !
A lui sont en partage
La gloire et le pouvoir,
Ce qu'à la fin des âges
Les peuples pourront voir !

Qu'il soit béni, qu'il vienne,
Le Roi, notre Seigneur !
Il donne aux misérables
La paix du Bon Pasteur,
Il est doux. Il est humble.
Son joug sera léger!
Et c'est lui qui nous mène
Jusqu'à la liberté !

Antienne

Tu nous as sauvés, Seigneur, nous t'en rendons grâce à jamais.

Psaume : (43 - I)

2Dieu, nous avons entendu dire, +
et nos pères nous ont raconté, *
quelle action tu accomplis de leur temps,
aux jours d'autrefois.

3Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations, +
et ils purent s'implanter ; *
et tu as malmené des peuplades,
et ils purent s'étendre.

4Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays, +
ni leur bras qui les rendait vainqueurs, *
mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,
car tu les aimais.

5Toi, Dieu, tu es mon roi, *
tu décides des victoires de Jacob :
6avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

7Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.
8Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

9Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Antienne

Regarde, Seigneur, vois notre misère.

Psaume 43 - II

10Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
11Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

12Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.
13Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.

14Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.
15Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

16Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,
17sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Antienne

Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour.

Psaume 43 - III

18Tout cela est venu sur nous sans que nous t'ayons oublié : *
nous n'avions pas trahi ton alliance.

19Notre coeur ne s'était pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin
20quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

21Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,
22Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des coeurs ?
23C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

24Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
25Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère ?

26Oui, nous mordons la poussière,
notre ventre colle à la terre.
27Debout ! Viens à notre aide !
Rachète-nous, au nom de ton amour.
V/ Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.

Lecture : Préparatifs pour la construction du temple (1 Ch 22, 5-19)



SERMON DE SAINT AMBROISE SUR LE PSAUME 118

« Nous ferons chez lui notre demeure »

Le Père et moi, nous viendrons et nous ferons chez lui notre demeure. ~ Ouvre ta porte à celui qui vient, ouvre ton âme, élargis l'accueil de ton esprit afin qu'il découvre les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce. Dilate ton cœur, viens vers le soleil de la lumière éternelle qui éclaire tout homme. Sans doute, la vraie lumière brille pour tous ; mais celui qui ferme ses fenêtres se privera de l'éternelle lumière. Donc, le Christ lui-même est laissé dehors, si tu fermes la porte de ton esprit. Bien qu'il soit capable d'entrer, il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent.

Issu de la Vierge, il est sorti de son sein en rayonnant sur tout l'univers, afin de briller pour tous. Ils le reçoivent, ceux qui désirent la clarté d'une lumière perpétuelle que la nuit ne vient jamais interrompre. Car le soleil que nous voyons de nos yeux est supplanté par l'obscurité de la nuit ; mais le soleil de justice ne se couche jamais parce que le mal ne supplante jamais la sagesse.

Heureux donc celui à la porte duquel frappe le Christ. Notre porte, c'est la foi, qui, si elle est solide, défend toute la maison. C'est par cette porte que le Christ fait son entrée. Aussi l'Église dit-elle dans le Cantique : J'entends mon frère qui frappe à la porte. Écoute celui qui frappe, écoute celui qui désire entrer : Ouvre-moi, ma sœur, mon épouse, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit.

Comprends avec quelle force le Dieu Verbe frappe à ta porte lorsque sa tête est couverte de la rosée nocturne. Car il daigne visiter ceux qui sont exposés à l'épreuve et aux tentations, pour qu'ils ne risquent pas d'être vaincus et de succomber à leurs difficultés. Sa tête est donc couverte de rosée ou de pluie quand son corps est dans la peine. C'est alors qu'il faut veiller, de peur que l'Époux, quand il viendra, ne se retire parce que la maison lui sera fermée. Si tu dors, et si ton cœur ne veille pas, il se retire avant d'avoir frappé. Si ton cœur veille, il frappe et il demande qu'on lui ouvre la porte.

Nous savons donc quelle est l'entrée de notre âme, nous savons aussi quelles sont ces portes dont il est dit : Portes, élevez vos linteaux, élevez-vous, portes éternelles, et le Roi de gloire entrera. Si tu veux élever ces portes de ta foi, le Roi de gloire entrera auprès de toi, paré du triomphe de sa passion. La justice aussi a des portes. Car nous lisons à leur sujet ce que Jésus dit par son prophète : Ouvrez-moi les portes de la justice. ~

C'est donc l'âme qui a une entrée, qui a des portes. Le Christ vient à cette entrée et il frappe, il frappe aux portes. Ouvre-lui donc : il veut entrer, il veut trouver son Épouse éveillée.


R/ Voix de mon Bien-aimé qui frappe à la porte :
« Ouvre-moi» ! alléluia !

Si quelqu'un entend ma voix,
ensemble, nous prendrons notre repas,
moi près de lui, lui près de moi.

Si quelqu'un garde ma parole,
mon Père l'aimera,
et nous viendrons à lui.

Oraison

Dieu qui as relevé le monde par les abaissements de ton Fils, donne à tes fidèles une joie sainte : tu les as tirés de l'esclavage du péché ; fais-leur connaître le bonheur impérissable.