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Liturgie des Heures - Office des Lectures

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27 août 2016
Samedi, 21ème Semaine du Temps Ordinaire
[Couleur liturgique : blanc]
Ste Monique

Couleur liturgique du jour : Blanc.

Couleur liturgique des ornements utilisés au temps de Noël et au temps pascal. On la retrouve aux fêtes de la dédicace, de la Vierge Marie, des anges, des pasteurs, des docteurs de l’Église, des saints et des saintes qui ne sont pas martyrs. Le blanc évoque la pureté, mais plus encore la Gloire divine et l’éclat de tout ce qui touche à Dieu. C’est la couleur de la résurrection.


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Hymne : Le Seigneur passe

Le Seigneur passe...
Ouvriras-tu,
Quand frappe l'inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?

Le Seigneur passe...
Entendras-tu
L'Esprit de Jésus Christ ?
Il creuse en toi la pauvreté
Pour t'apprendre à prier.

Le Seigneur passe...
Eteindras-tu
L'amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D'être l'or au creuset ?

Le Seigneur passe...
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille ta mort.

Le Seigneur passe...
Oseras-tu
Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l'héberger ?

Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous ?
Pourquoi tarder ? Prends avec lui
Le chemin de la vie.

Le Seigneur passe...

Antienne

Qui se fera petit comme un enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux.

Psaume 130

1Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ; *
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

2Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ; *
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

3Attends le Seigneur, Israël, *
maintenant et à jamais.

Antienne

D'un cœur simple et joyeux, Seigneur, j'ai tout donné.

Psaume 131 - II

1Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
2quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

3« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
et jamais ne m’étendrai sur mon lit,
4j’interdirai tout sommeil à mes yeux
et tout répit à mes paupières,
5avant d’avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »

6Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
7Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

8Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l’arche de ta force !
9Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !

10Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.

Antienne

Dieu lui donnera le trône de David et son règne n'aura pas de fin.

Psaume 131 - II

11Le Seigneur l’a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C’est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

12« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siègeront sur le trône dressé pour toi. »

13Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’il désire :
14« Voilà mon repos à tout jamais,
c’est le séjour que j’avais désiré.

15« Je bénirai, je bénirai ses récoltes
pour rassasier de pain ses pauvres.
16Je vêtirai de gloire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crieront de joie.

17« Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j’ai allumé une lampe.
18Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »
V/ Venez, voyez l'œuvre de Dieu :
sur la terre, il fait des merveilles.

Lecture : Jérémie dénonce les faux espoirs (Jr 7, 1-20)




R/ Voici la demeure de Dieu parmi les hommes :
notre temple, c'est le Seigneur, ainsi que l'Agneau.

A vos yeux, est-ce une caverne de voleurs,
ce temple qui porte mon nom ?

Changez vos cœurs et vos œuvres,
alors je resterai avec vous en ce lieu.

Respectez entre vous le droit et la justice,
alors je resterai avec vous en ce lieu.

DES CONFESSIONS DE S. AUGUSTIN

A l'approche de ce jour où ma mère allait sortir de cette vie et tu connaissais ce jour, mon Dieu; nous, nous l'ignorions -il arrive l'effet de tes arrangements mystérieux, à ce que je crois, qu'elle et moi, nous nous trouvions seuls, appuyés à une fenêtre d'où l'on voyait le jardin, dans la maison que nous habitions. C'était à Ostie, à l'embouchure du Tibre. Loin de la foule, après la fatigue d'un long voyage, nous reprenions nos forces en vue de la traversée. Nous causions donc, seuls, avec une grande douceur. Oubliant le passé et tendus vers l'avenir, nous cherchions ensemble, auprès de la Vérité, c'est-à-dire auprès de toi, ce que serait la vie éternelle des saints, que l'oeil n'a pas vue, que l'oreille n'a pas entendue, que le coeur n'a pu concevoir. Nos coeurs s'ouvraient avidement aux flots célestes de ta source: la source de vie, qui est en toi. ~

C'est de cela que nous parlions, quoique d'une manière et en des termes différents de ceux que j'ai rapportés. Mais, Seigneur, tu le sais, ce jour-là, comme nous causions ainsi, et que le monde, parmi ces propos, perdait pour nous toute valeur, ma mère me dit: « Mon fils, pour moi, il n'y a plus rien qui me donne du plaisir en cette vie. Qu'y ferais-je maintenant? Pourquoi y suis-je encore? Je ne le sais pas. Mon espérance en ce monde est maintenant épuisée. Une seule chose me faisait désirer de m'attarder dans cette vie quelque temps encore, c'était de te voir, avant ma mort, chrétien catholique. Dieu m'a plus que comblée sur ce point, puisque je vois que tu es son serviteur au point de mépriser les joies terrestres. Qu'est-ce que je fais ici?»

Je ne me rappelle guère ce que j'ai répondu à ces paroles. En tout cas, environ cinq jours après, ou un peu plus, elle se mit au lit avec la fièvre. Pendant sa maladie, il lui arriva un jour de perdre conscience et de ne plus reconnaître ceux qui l'entouraient. Nous sommes accourus, mais elle a vite repris ses sens; elle nous vit debout près d'elle, mon frère et moi, et elle nous dit, avec l'air de chercher quelque chose: « Où étais-je? »

Puis, nous voyant accablés de tristesse, elle dit: «Vous enterrerez ici votre mère.» Je me taisais en retenant mes larmes. Quant à mon frère, il lui dit quelques mots: qu'elle ne devait pas souhaiter mourir à l'étranger mais, comme un sort plus heureux, dans sa patrie. En l'entendant, ma mère eut le visage anxieux et lui jeta un regard de reproche pour avoir eu cette pensée. Puis elle me regarda: «Vois ce qu'il dit.» Et, s'adressant à nous deux: « Enterrez mon corps n'importe où; que cela ne vous donne aucun souci. Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout ou vous serez». Lorsqu'elle eut prononcé cette phrase en cherchant ses mots, elle garda le silence, car la maladie s'aggravait et la faisait souffrir.

 

R/Qui nous fera comprendre
pourquoi l'homme peine à chercher
sans jamais atteindre?

Ce que l'oeil n'a pas vu, ni l'oreille entendu,
ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme,
voilà ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.

A nous, Dieu l'a révélé par l'Esprit,
car l'Esprit sonde tout,
jusqu'aux profondeurs de Dieu.

Oraison

Dieu très bon, réconfort de ceux qui pleurent, tu accueillais avec amour les larmes de sainte Monique pour la conversion de son fils Augustin ; accorde-nous, à la prière de la mère et du fils, de savoir pleurer nos péchés pour obtenir de toi le pardon.